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Logorama, la conversation…
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[déconstruction & logotypes] Ils ont reçu un Oscar, puis un César, et ils sont français. Hervé de Crécy, François Alaux et Ludovic Houplain sont les réalisateurs de ce court métrage audacieux dans lequel tout est marques, logos, signes, insignes et autres symboles. rendez-vous est pris pour avoir plus d’explications, autour d’un vrai faux chappy chinois, avec François et Hervé.
*Comment naît un tel projet ? Comment en vient-on à faire un film entier à partir de logos ?
Hervé de Crécy : On est graphistes à l’origine, sous l’identité H5. On a fait des logos, de l’identité visuelle, des illustrations, c’est un monde qu’on connaît bien. On connaît aussi le monde de la commande. La commande, c’est très normé, avec un cahier des charges très précis. Logorama, c’était le moyen de se défaire de ça. On a essayé de respecter le plus possible les logos et leur charte visuelle. L’idée n’est pas récente et avait été évoquée quand on était chez H5 : ça a failli être un clip pour George Harrison. Son fils, Danny Harrison, nous a contactés, l’album hommage à son père venait de sortir. Il avait aimé un clip qu’on avait fait pour Zebda, il voulait une vidéo hommage à son père. L’idée était de montrer George Harrison dessiné à la manière du film Yellow Submarine, dans un monde entièrement composé de logos. Il y a un énorme tsunami qui ravage tout, et à la fin la nature reprend ses droits, des plantes poussent, et ça finissait comme ça. C’est la trame qu’on a reprise pour Logorama, une ville très organisée qui est détruite par un cataclysme naturel.
*Combien de temps ça a pris de mener à terme ce projet ?
François Alaux : Longtemps, ça a duré très longtemps. Tout le film a été fait en story-board, ensuite il y a eu un animatic, en dessin, il n’y avait pas de logos. Hervé avait d’ailleurs dessiné le vilain, c’était une sorte d’anorexique moustachu ; ensuite il y a eu un casting pour l’ensemble des personnages. Pour certains, c’était très facile, très simple, comme le clown, qui dans l’inconscient collectif finit toujours par faire peur, personnage aussi très fort au cinéma et en BD ; les Bibendum, c’était aussi la logique de la déclinaison, on voulait des flics obèses, et avec la famille Michelin, ça marche très bien parce qu’il y a plein de déclinaisons, par exemple avec l’hélicoptère, c’est vraiment une déclinaison de Michelin. Il y a des choses très simples, mais très compliquées à faire, comme les lampadaires ; c’est en regardant une signature Energizer qu’ils ont existé. On s’est aperçu qu’Energizer s’amusait à créer des volutes et des mouvements avec leurs traits d’énergie, c’est pour ça qu’on s’est amusés à reprendre ce trait, et c’est devenu les lampadaires… Afri Cola, on l’a trouvé très vite, on trouvait ça très drôle aussi parce qu’on était très loin de Los Angeles. Il y a les cactus, qui sont des logos USB récents. C’est vraiment formel. Certains logos ont été choisis pour le fond, d’autres pour la forme, il y a des histoires qui se créent…
*Ça n’a pas été trop compliqué pour les femmes ?
F : Très compliqué, car les logos sont souvent misogynes, comme le monde réel. Et souvent, les femmes, ce sont des silhouettes comme la Gitane, ou des illustrations très complexes, qui sont difficilement utilisables, qui sont dans la gravure et l’illustration, et rarement dans le logo. Ça a été le personnage le plus difficile à trouver. Quand on l’a trouvé, ça a été une évidence, on a pensé au personnage de la serveuse du film Short Cuts, qui porte une combinaison en stretch avec un sale caractère, et ça correspondait à l’image d’une cafétéria . Le personnage correspondait à son lieu, le nœud dans les cheveux, la combinaison blanche, et le rapport dîner/station-service/service, il y avait quelque chose qui fonctionnait bien… On avait Mamie Nova, mais on l’a coupée au montage, elle écoutait Blood of Abraham en voiture, un groupe produit par Eazy-E pour ceux qui connaissent.
H : Il y avait aussi une scène avec la mère de Ronald, ils ont la même coupe de cheveux, il lui passait un coup de fil, et c’est pour ça qu’il avait un accident. Elle était dans son intérieur avec le chien Pathé Marconi et des vieux trucs français…
F : ça coupait le rythme du film, alors on a enlevé cette scène…
*Il y a eu beaucoup de deuils comme celui-ci ?
F : En animation, il y en a eu un gros, on a découpé une scène, qui était une action, en deux parties : un incroyable rebondissement de Michelin derrière la voiture. Il rebondissait, et le monteur l’a coupée. On travaillait en flux tendu sur l’animation, on n’était pas là pour couper des scènes qui étaient déjà animées. Mais si tu commences à avoir des complexes à couper des choses parce qu’elles ont été faites, tu ne fais pas un bon film, je pense. On s’est débrouillés pour repousser les scènes de dialogue à la fin du processus de fabrication, pour ne pas avoir de frustration, entre l’animation et le comportement…