UN JOUR PEUT-ÊTRE, un flim de rap

Une digression
du rap français

 

C’était la fin des années 90, c’était une sorte de nouvelle vague. Une vague ‘blanche’ qui est devenue visible sur les ondes et dans les bacs. Svinkels, James Delleck, Tekilatex, Dabaaz, Para One, Cyanure, Tacteel, Flash Gordon (mais aussi La Caution, Hustla, Klub des Loosers, ATK, Doz…) ont proposé un rap qui n’était pas ancré dans notre réalité. Celle de la cité, du ghetto français, des soirées qui tournent mal.

Ils ont opté pour des sujets futuristico-absurdes, cynico-sarcastiques, nombrilo-ésotériques. C’était différent, c’était nouveau. Que l’on aime ou que l’on aime pas, il était difficile d’y être indifférent.

Un jour peut-être retrace cette petite histoire. Les réalisateurs convoquent les protagonistes de cette période, qui se retournent et font le bilan. Parfois il est amer, réjouissant ou teinté de nostalgie, d’anecdotes et d’intensité. C’était la période faste du Batofar, ça se mélangeait avec des Anglais et des Américains, les producteurs samplaient Bernard Fèvre, Chaka Khan et des bandes originales de films oubliés, les home-studios étaient rares et Booba trustait déjà les charts.

Ça n’était pas mieux avant, peut-être plus naïf, spontané, nouveau et en devenir, avec des enjeux moindres, des édifices moins hauts. Au final, ça n’a pas beaucoup changé.

 

 

 

 

 

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