79 minutes de Russell Jones aka ODB aka Osirus

Brooklyn est
dans la maison

 

Il paraissait évident que Russell Jones allait accéder au statut de légende, ça a été plus rapide que prévu et c’était il y a une dizaine d’années. Ol’ Dirty Bastard a fait couler beaucoup d’encre, et parfois un peu de sang, souvent le sien. Il a défrayé la chronique, rater quelques concerts et il semblerait qu’il soit moult fois père. Entre faits divers et incarcérations, il a eu le temps de faire des tas de morceaux de rap. Pour des albums, pour payer les pensions alimentaires, pour collaborer avec des mecs sympas, pour satisfaire les contrats passés.

Un drôle de personnage ce Russell. Fort en gueule, artiste extraverti, punk après l’heure et clown à plein temps, on retiendra de lui son premier album, Return to the 36 chambers: the dirty version. Un disque sans normes, sur lequel ça chantonne, ça fredonne, ça crie. Pas facile de rentrer dedans après avoir écouté en boucle Tical de Method Man, la première incartade solo d’un membre du Wu.

Infortunément on perd peu à peu la trace de Russell les années passant. On aura un aperçu biographique et complet de Yacine en ligne, des bootlegs surgissent ça et là, des couplets renaissent et de temps en temps, des chutes de studio sont exhumées pour le meilleur et pour le pire. L’héritage n’est pas toujours réjouissant.

Outre ses désinvoltures et faits d’armes notoires, monsieur Jones a régulièrement pris des chemins de traverses musicaux. Collaborations et apparitions, reprises et couplets, il a été productif et varié pendant que le profane n’a que Shimmy Shimmy yo (ya) à la bouche.

Voici, en 79 minutes, un collage de titres et de tracks pas toujours connus, trouvés sur le Dark Web ou au fin fond d’une mixtape de J-Love sortie uniquement entre Bedford et Stuyvesant. Soyez indulgent si le mix est pourri, le mastering saturé, les chansons mal enchaînées. Ça fait partie de l’hommage.

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